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Pyrogravure sur bois
L'appareil à pyrogravure se compose de trois parties: le transformateur qui se branche à une prise électrique courante et qui est muni d'un ou de plusieurs trous pour y brancher les portes-pointes; un porte-pointe c'est-
Le numéro de référence d'une pointe est gravé sous l'écrou de laiton. D'autres pointes plus spécialisées sont plus ou moins utiles. Pour le dessin, nous comptons sur les boules ayant la capacité de faire des points un peu comme des traits de crayon feutre. La forme couteau est parfaite pour les courbes nettes et incisives, les hachures fines et régulières. La P20 sert au brunissage des fonds, elle chauffe lentement et assez peu. Elle permet, avec beaucoup de patience, d'obtenir un modelé souple et sensible car le bois est brûlé sans être creusé.
Pour les motifs décoratifs, il existe entre autres le cercle (C23 pour le cercle de 3 mm et C24 pour celui de 4 mm); ces deux pointes permettant l'empreinte d'un cercle et de quartiers de cercles si elles sont posées obliquement; le triangle (R20) qui laisse l'empreinte d'un triangle équilatéral et non selon l'angle d'attaque; et la pointe ovale (O20 et O24) dont on peut modifier la forme du motif selon l'angle d'attaque, elles permettent aussi des traits épais en déplaçant à plat la face ovale; et aussi le demi-cercle, la pointe aiguille et la fourche.
Il existe aussi des pointes encore plus spécialisées comme la pointe plate qui donne des traits très fins et des demi-cercles si on l'emploi à plat; la pointe à velours qui chauffe très peu; la pointe à pyrosculpture qui donne une incision profonde et biseautée, brillante; la pointe à dorure à utiliser avec de l'or en feuilles; la pointe et la gouge à polystyrène spécialement conçues pour ce matériau; et finalement les lettres, un alphabet complet qu'il est préférable d'utiliser en monogrammes car un texte écrit avec ces pointes est extrêmement long et fastidieux. Utilisez une pince à linge en bois (jamais en plastique) pour dévisser une pointe chaude. Laissez refroidir sur un trépied et ne ranger jamais une pointe dans un étui avant qu'elle soit complètement froide. Il est bon d'avoir autant de pinces à linge que de pointes, car elles peuvent servir à tenir la pointe qui refroidit. Certaines pointes sont plus fragiles que d'autres et il vaut la peine de les ranger soigneusement. Comme les pointes d'une plume de calligraphie, l'état de base de la pointe à pyrograver se reflétera sur le travail accompli.
Dans les grandes villes, les marchands de bois n'ont généralement que du contre-plaqué, du latté ou de l'aggloméré et que les bois industriels sont beaucoup plus difficiles à trouver. Chaque essence de bois réagit différemment selon qu'il est tendre ou dur, veiné ou non, ou même enduit de colle (comme le contre-plaqué). Tout bois doit être poncé et s'il est déjà verni il doit être décapé avant la pyrogravure. Pyrograver sur du vernis dégage des vapeurs nauséabondes et parfois toxiques. De plus, la chaleur de la pointe causera une ébullition du vernis, laissant autour des traces de brûlure une fine bordure irrégulière de matière cuite.
En général, on pyrograve de haut en bas, en tirant doucement le manche pour obtenir un trait de brûlure net et régulier. La durée de la brûlure est en fonction de l'effet désiré et de l'essence du bois. Si le temps est trop long, augmentez la température au rhéostat (contrôle de la chaleur de la pointe par courant électrique); si au contraire l'empreinte calcine et fume trop vite, diminuez l'intensité au rhéostat. Faites des essais sur des chutes de bois, et si vous débutez en pyrogravure, travaillez d'abord sur des surfaces planes, puis passez graduellement aux surfaces creusées et ainsi de suite. Ne mettez jamais la main libre devant la main qui grave.
Il suit le contour de l'objet sans se détendre, et le manche est fermement maintenu entre le pouce et l'index, suivant bien parallèlement cet auriculaire conducteur. Faites un tracé léger, quitte à refaire un second passage plus profond au besoin.
L'alisier, un bois dur, blanc ou roussâtre, se pyrograve bien.
L'érable, très dur, se pyrograve bien.
Le buis, très dur, d'un beau jaune donne une jolie pyrogravure.
Le cerisier aux tons rosés se pyrograve sans difficulté.
Le chêne, à utiliser jeune car il durcit et se fend avec l'âge. Son veinage prononcé peut intervenir dans le décor.
Le contre-plaqué ordinaire se pyrograve très bien et permet tous les effets. Jouez avec l'effet de fumée obtenu en pyrogravant lentement. La chaleur pénétrant les fibres du bois autour de la pointe le roussit légèrement, donnant du moelleux à votre travail.
Le frêne présente des noeuds et des dessins capricieux et va du blanc nacré au mordoré.
Le hêtre se pyrograve bien mais risque de se fendre. C'est le bois blanc idéal pour les instruments de cuisine.
Le latté se pyrograve très bien et permet tous les effets.
Le liège se pyrograve très bien à faible température. Faites le dessin préliminaire au crayon gras ou à la craie.
Le marronnier commun, bois très blanc, mat et sans veinage est très facile à pyrograver.
Le peuplier, bois poreux et peu solide, se pyrograve facilement.
Le pin convient aux graphismes rustiques et irréguliers car son veinage important fait sauter la pointe sur les parties dures et le fait s'enfoncer dans les parties tendres.
Le sapin convient aux graphismes rustiques et irréguliers car son veinage important fait sauter la pointe sur les parties dures et le fait s'enfoncer dans les parties tendres.
Le sycomore, presque blanc ou gris, dur, au beau poli, se travaille bien mais on doit pyrograver lentement pour obtenir une empreinte bien marquée.
Bois: Certaines de ces techniques seront également choisies en fonction de l'usage auquel se destine l'objet. Les pièces fréquemment manipulées ainsi que celles vouées à de nombreux lavages demanderont une finition plus résistante que les objets purement décoratifs. Les couleurs aussi rentrent en compte dans ce choix.
Poncez la partie à éliminer avec du papier de verre de différentes grosseurs, en terminant avec le plus fin. On peut parfaire le ponçage avec un bouchon de liège, qui rendra à un bois poli son aspect satiné. Si le ponçage est insuffisant (empreinte très profonde), râclez le bois avec un grattoir, une lame, une râpe à bois ou un tesson de bouteille. Puis poncez comme ci-dessus. Le ponçage permet d'atténuer le brunissage et de nuancer un modelé, le papier de verre faisant office de gomme sur un bois brûlé superficiellement.
Une astuce pour récupérer un décor bien mal parti en décidant de le transformer radicalement:
Si aucune solution ne donne satisfaction et si le travail est réalisé sur planche, raboter ou dégauchir.
Le cirage, aux multiples nuances, s'applique sur le bois pour souligner le relief des fibres. La cire jaune ou encaustique, permet un léger brunissement du bois et peut être utilisée pour donner du relief, en la passant au pinceau sur les parties à ombrer légèrement. Une fois bien sèche, on peut poncer ou gratter certaines parties pour obtenir des effets de lumière.
La cire vierge, incolore, satine le bois sans le teinter. Elle se dilue avec de l'essence de térébenthine.
L'huile de table permet de foncer un bois blanc à usage culinaire sans donner le goût désagréable que provoquerait la cire. Étalez l'huile au pinceau.
La dorure, qui est très flatteuse en quantité limitée, rend lourd et vulgaire lorsqu'elle est trop généreuse. On peut dorer
L'émaillage à froid peut être appliqué sur du bois pyrogravé, pour des objets n'étant pas en contact direct avec des aliments: pots à épices, coquetiers, panneaux décoratifs, boîtes à bijoux, etc. On l'évitera pour le décor des cuillers, couverts à salade, louche, que de trop fréquents lavages pourraient détériorer. Faites la pyrogravure à la pointe universelle et une brûlure assez profonde qui permet, d'une part d'obtenir des contours nettement visibles après l'émaillage à froid, d'autre part d'éviter les infiltrations d'émail d'une surface à l'autre en cas de produit un peu trop liquide. Passez de préférence une sous-couche bouches-pores sur les surfaces à émailler; ceci évite d'avoir à appliquer un trop grand nombre de couches d'émail, du fait de l'embu du bois. Prévoyez également un pinceau par couleur, agitez longuement les flacons pour bien mélanger l'émail, et nettoyez au white spirit ou au diluant. Pour un fini parfait, laissez bien sécher entre deux couches. Poncez au besoin entre chaque application.
La peinture à l'huile rend à peu près les mêmes services que l'émail à froid mais, une fois sèche, elle a un aspect moins lisse et moins brillant.
Les teintures dans les gammes des diverses essences de bois permettent de donner à un bois blanc le ton, l'éclat, la chaleur d'un citronnier, noyer, chêne, acjou, etc. Certaines de ces teintures sont associées à un vernis ou à une cire ajoutant à la partie travaillée un aspect satiné ou brillant. Les teintures fantaisie aux couleurs vives. À l'encontre des peintures et émaux à froid, ces teintures laissent apparaître les fibres du bois. Leur effet est particulièrement heureux sur les bois clairs et assez ordinaires comme le pin ou le sapin, ou le hêtre bien veiné.
Appliquer la même teinte à l'écorce de chêne pour obtenir une teinte fauve, et à l'écorce de bouleau pour obtenir un beau gris.
Signalons cependant qu'il est difficile de teindre avec ces teintures ou certaines du commerce l'aulne, le frêne, le charme et l'acacia. s'il existe actuellement des teintures d'emploi rapide et pratique, il est cependant intéressant de noter la préparation à l'ancienne du bois avant teinture:
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